Peut-on déceler des signes avant-coureurs de schizophrénie chez un enfant de 11 ans ?

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L’apparition de symptômes schizophréniques avant l’âge de 12 ans reste un phénomène rare. Connaitre les signes avant-coureurs est primordial afin d’entamer des soins dès que possible. On vous propose de découvrir quelques signes précoces de la schizophrénie de l’enfant à surveiller.

 

L’enfant commence à marcher plus tard ou il rampe bizarrement

Ces symptômes peuvent aussi cacher un cas d’autisme, de paralysie cérébrale et bien évidemment la schizophrénie. Le rampement se produit généralement entre six et dix mois et l’âge moyen étant de huit mois.

Des retards linguistiques

Il est fort probable que l’enfant soit complètement normal la avoir l’avis d’un pédiatre si après quatre mois, il ou elle n’imite pas les sons, ou si après six mois, l’enfant ne rit pas.

Comportements moteurs anormaux

Il peut s’agir d’un basculement ou de battement de bras ou encore d’un trouble autistique.

La maladresse excessive chez les jeunes enfants peut également être un signe.

Hypersensibilité aux stimuli

La sensibilité aux lumières vives, aux mouvements rapides et aux bruits intenses sont des signes qui se cachent derrières de nombreuses pathologies comme le trouble déficitaire de l’attention (ADD), l’autisme et enfin la schizophrénie.

Mouvements oculaires non focalisés

La difficulté de focaliser concerne spécialement les objets à mouvement lent. Cette capacité est souvent déficiente chez les personnes atteintes de schizophrénie, d’autisme et de stress post-traumatique

Habitudes de sommeil anormales

Il s’agit dans ce cas de somnolence excessive, insomnie ou autres troubles du sommeil. Avec la schizophrénie, la destruction des cellules productrices de dopamine dans le corps entraîne des troubles de sommeil qui émergent avant les autres problèmes moteurs.

Émotions inappropriées

Pour mieux se fixer, il s’agit de rire en des occasions solennelles, sourire en étant grondé, ou montrer des sentiments injustifiés de colère ou d’anxiété.

Des éléments de réponses avec le Pr. Christophe Lançon, psychiatre à l’hôpital Sainte-Marguerite de Marseille :