A Paris : Il transmet le VIH à sa copine pour qu’elle ne le quitte pas

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A Paris : Il transmet le VIH à sa copine pour qu’elle ne le quitte pas

Fin 2016, Inès, 25 ans apprend qu’elle est séropositive. Elle décide alors de contacter son ex-conjoint, Richard, 36 ans, qui avoue immédiatement qu’il sait qu’il est porteur du sida depuis plus d’une dizaine d’années. Interrogé par la police, ses explications sont révoltantes.

Quand Inès apprend que son ex-compagnon lui a transmis sciemment le VIH, la jeune femme s’empresse de se rendre au commissariat pour le dénoncer. Selon Le Parisien qui rapporte l’affaire, ce dernier est interpellé et mis en examen mercredi 2 août pour « administration de substances nuisibles« , « harcèlement » ainsi que pour « envois réitérés de messages malveillants« .

Pendant ses 48 heures de garde à vue l’homme aurait révélé qu’il a agi par amour. En effet, selon les dires de ce dernier, s’il n’a pas révélé sa séropositivité à Inès quand ils étaient en couple c’est parce qu’il craignait de la perdre. Quant au harcèlement dont la jeune femme est victime de sa part depuis leur rupture, là aussi, Richard brandit « l’excuse » de la passion amoureuse.

Ex-toxicomane, l’homme a déjà été arrêté pour violence, vol, cambriolage et consommation de stupéfiants. Pourtant, ce dernier a pour l’heure été remis liberté, bien que placé sous contrôle judiciaire. La justice devra déterminer par la suite s’il a intentionnellement contaminé d’autres personnes.

Alors que ce n’est pas la première fois que la justice a à traiter ce genre de délits, la France n’a toujours pas de cadre juridique propre en ce qui les concerne. En effet, le procès doit alors prouver que le présumé coupable se savait malade et qu’il était conscient qu’un rapport sexuel non protégé pouvait déboucher sur une transmission du virus. Il n’existe pas de texte de loi particulier pour le VIH, la justice se base sur l’article 222-15 du Code Pénal condamnant « l’administration de substances nuisibles ayant porté atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’autrui« . S’il est reconnu coupable, l’accusé encoure jusqu’à 10 ans d’emprisonnement en correctionnelle et jusqu’à 15 ans devant une cour d’assises.

 

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